Un accès périlleux

Pendant la courte saison d' été (juin à septembre), on accède au Zanskar soit par des sentiers caravaniers culminant à plus de 5'000 m, soit par une piste reliant la vallée au Cachemire ou au Ladakh voisins.

En plein hiver, l’accès au Zanskar n’est possible qu’en remontant à pied le Tchadar (le fameux Fleuve gelé rendu célèbre par le photographe Olivier Föllmi), c’est à dire en empruntant pendant plusieurs jours le long canyon du fleuve Zanskar gelé. Il s’agit là d’un trajet périlleux praticable seulement pendant les périodes les plus glaciales de l’hiver, en janvier ou février.

paysage

Ainsi, les plus hardi(e)s s'aventurent le long du Tchadar pour rejoindre des amis ou de la famille, s'adonner à un petit commerce et rapporter le courrier. Les températures extrêmes, les longues marches et les bivouacs éprouvants rendent ce canyon inhospitalier et dangereux. A coups de bâton, les montagnard(e)s sondent les glaces du fleuve et écoutent leurs réponses pour rythmer la marche et trouver le passage le plus sûr.

zanskar hiver
Dès que la fonte des neiges permet le passage des cols, les Zanskarpas et leurs caravanes de yaks ou de petits chevaux traversent la ceinture montagneuse vers le sud en direction de Manali dans l’Himachal Pradesh, ou vers le nord en direction de Leh au Ladakh. Il faut alors au moins une semaine de marche ardue pour rejoindre les premières routes.